La dominance oestrogénique

Qu’est-ce que la dominance ostrogénique ?

C’est un déséquilibre hormonal dans la production interne d’hormones, entretenu par un agent stresseur (stress, polluants chimiques externes, polluants internes etc.) Le Dr Lee a proposé le nom de dominance ostrogénique pour désigner la présence des œstrogènes non contrebalancée par la progestérone, s’accompagnant d’un ensemble de symptômes qui peuvent caractériser ce syndrome dès l’âge de 30 ans.

30 ans ? Vous vous demandez pourquoi ? Oui, en effet, c’est bien avant l’âge de la ménopause qu’un déséquilibre hormonal peut se manifester par des bouffées de chaleur, de la fatigue, une PMS, une hypoglycémie, une hypothyroïdie, une absence de libido, des seins douloureux, des fibromes, des kystes ovariens, une rétention d’eau, une gain de poids etc….libido

Les causes possibles : un mode de vie dénaturé, des polluants chimiques, pilules ou anneaux contraceptifs, une eau potable contaminé, de la dioxine dans notre alimentation et dans notre environnement, etc. : la liste est longue.

Aperçu des principales hormones jouant un rôle dans la dominance ostrogénique

Les œstrogènes

Le corps fabrique une vingtaine d’hormones appartenant à cette classe, les 3 types d’œstrogène principales sont : l’Estrone (E1), l’Estradiol (E2) et l’Estriol (E3). Le rôle de l’estrone et de l’estradiol est de donner des qualités féminines, de protéger le mental, les os et le système cardio-vasculaire. En même temps ces deux types d’œstrogènes sont agressifs : en quantité trop importante ils sont soupçonnés de jouer un rôle actif dans des cancers de sein et de l’utérus, kystes, fibromes entre autres.
L’estriol est généralement vue comme bénine, elle est responsable de l’état de la peau, de la lubrification du vagin, elle prévient les sueurs nocturnes et a probablement un rôle anticancer pas encore bien étudié.

La progestérone

La progestérone est l’hormone fabriquée par les ovaires, plus précisément par le corps jaune juste avant l’ovulation. Pendant les deux dernières semaines du cycle son niveau augmente pour devenir l’hormone sexuelle principale de la femme. Elle est nécessaire à la survie de l’ovule fécondé, à l’embryon et plus tard au fœtus. Elle a aussi un rôle très important de précurseur d’autres hormones stéroïdes et de protection contre le cancer du sein, de l’utérus, les kystes et les fibromes, dans la construction et le maintien des os.

Les progestatifs

(progestogènes, progestomimétiques ou encore modulateurs sélectifs du récepteur de la progestérone)

Ce sont des composés chimiques brevetés, en vue de remplacer la progestérone naturelle fabriquée par le corps. Les progestatifs ne partagent que quelques caractéristiques de la progestérone naturelle (ordre d’idée : 5 sur cent), ils n’assurent pas entre autres ses rôles protecteurs et ils ont des effets indésirables conséquents. (par exemple : la progestérone naturelle assure la protection de l’ovule fécondé, de l’embryon et du fœtus, mais sur les boîtes de médroxyprogestérone acétate on pouvait lire aux Etats Unis un avertissement pour des risques d’avortement et de malformation du fœtus il y a encore quelques années. Les progestatifs augmentent le risque d’hypertension, alors la progestérone naturelle protège contre celui –ci, les progestatifs augmentent le risque de cancer du sein, alors que la progestérone naturelle protège contre ce cancer etc.)

Mécanisme

- Les femmes fabriquent des œstrogènes agressifs (estrone et estradiol)
- Elles ne fabriquent pas assez d’estriol pour se protéger des effets nocifs des œstrogènes agressifs.
- La progestérone, qui protège le corps féminin et contrebalance les œstrogènes, ne sont fabriqués que pendant deux semaines après l’ovulation.
- Les pilules contraceptives libèrent dans le corps des œstrogènes agressifs, issus de la chimie, couplés avec des progestatifs tout aussi chimiques qui n’assurent que deux fonctions de la progestérone naturellement fabriquée par le corps féminin, sans assurer la fonction de balance notamment.
- Il faut ajouter à cela les agents présents dans notre vie quotidienne, classés comme xéno-hormones, qui ont un comportement de type œstrogène : pesticides, plastiques, détergents, produits cosmétiques ne manquent pas dans notre vie moderne et cachent tous des agents de type xéno-œstrogène.
- L’eau potable est également riche en résidus de pilules contraceptives, les hormones chimiques ne pouvant être « éteintes » par le corps humain.
- Le Dr Lee ajoute aussi le problème des cycles anovulatoires : pour des raisons encore inexpliquées, certaines femmes entre 30 et 40 ans, voire plus tôt n’ont pas d’ovulation dans leur cycles, ce qui empêche la production de progestérone, puisque il n’y a pas de formation du corps jaune.

Le résultat : un état hormonal déséquilibré, dominé par les œstrogènes (d’origine endogènes ou exogènes), donnant naissance à des symptômes plus ou moins gênants et/ou graves.

Les conséquences médicales d’une dominance ostrogénique non contrebalancée par de la progestérone naturelle sont l’augmentation des cancers du sein, des ovaires et de l’utérus, le développement de fibromes, de kystes, de l’endométriose, de l’adénomyose, de l’infertilité ou encore des fausses couches à répétition, de l’ostéroporose entre autres.

Le traitement

Le traitement d’une dominance ostrogénique selon les spécialistes consiste en l’ajout de progestérone naturelle ou plutôt bio-identique, car le mot « naturelle » peut prêter à confusion. Il ne s’agit pas d’extraits de yam ou des flavonoïdes de soja. Il s’agit de la progestérone naturelle, identique à ce qu’une femme fabrique normalement.

La forme conseillée varie selon les sources, certains conseillent la crème transcutanée plutôt que les gélules ou encore les gouttes sublinguales. La concentration conseillée varie aussi selon les médecins, on en trouve de 3-4 % à 10%. Cela dépend des symptômes, de l’âge, et probablement des couleur des nuages le jour de la prescription…
Des arguments sont présents des deux côtés : les crèmes ne passent pas par le foie, donc la progestérone est moins désactivée. Mais si la crème est mal choisie et la concentration n’est pas suffisante, les crèmes risquent de ne pas faire effet.

La forme et les doses sont à voir avec le médecin, bien entendu. La procédure de base selon l’endocrinologue Raymond Peat est d’utiliser autant de progestérone naturelle que nécessaire pour que les syndromes prémenstruels disparaissent. Ensuite il convient de veiller aux éventuelles apparitions des signes de surdosage pour ne pas dérégler le cycle. On utilise la progestérone en général du 14ème jour (jour de l’ovulation) jusqu’au 28ème jour du cycle.
Il est possible qu’en cas de production d’œstrogènes élevée, il faut d’abord régler le problème de thyroïde ou encore trouver un mode alimentaire adapté.

Pour aller plus loin :

Dr John R. Lee : Equilibre hormonal et progestérone naturelle, Sully, 2002
Uzzi Reiss, MD : Natural Hormone Balance for Women, Pocket Books, 2001
www. raypeat.com