Thérapie Alimentaire

Les fondements de la thérapie alimentaire, ou 5 raisons pour ne jamais dire à quelqu’un quoi manger

C’est une question tellement fréquente qu’il faut que je réponde par écrit et que ça reste : Pourquoi mettre en place une thérapie alimentaire et ne pas simplement dire aux gens quoi manger ? 

C’est vrai, cela serait tellement plus simple : la personne arriverait, exposerait son souci et je lui dirais quoi manger. Puis s’en irait, mettrait en place ce qu’elle aurait entendu et le miracle s’accomplirait…

Il y a plusieurs gros problèmes avec cette approche. D’ailleurs, je ne suis pas la seule à le penser, je pense à plusieurs illustres spécialistes de la nutrition et du psyché humain comme feu Michel Guillain ou bien le feu Pr. Jean Trémolières pour n’en citer que deux.

  1. L’alimentation n’est pas rationnelle, c’est-à-dire que la science ne peut et ne pourra jamais nous dire ce qu’il faut manger pour nous sentir bien.
  2. L’alimentation est individuelle, c’est-à-dire que la seule règle en alimentation c’est qu’il n’y a pas de règle. Ce qui est bon pour l’un est le poison de l’autre ; ce qui convient à un moment donné peut ne plus convenir à un autre moment.
  3. L’alimentation est profondément émotionnelle. Nos états d’âme influent sur les types et sur la quantité des aliments que l’on mange.
  4. L’alimentation est profondément culturelle. Nous sommes le produit de notre culture et dans chaque culture il y a des nourritures, des habitudes,  des coutumes considérées comme « bonnes » ou « saines ».
icebergEt ce n’est que la partie visible de l’iceberg,
le reste est à l’intérieur de chacun !

Car l’alimentation est le reflet de la relation d’une personne à sa vie, à sa famille, à soi-même.

  1. Changer un comportement alimentaire, c’est une descente au plus profond de la personnalité.

Ce qui veut dire que si on en reste à « mangez ci » , « ne mangez pas ça », « mangez telle quantité, à tel moment » etc., nous  ne titillons que la partie visible de l’iceberg. Oui, bien sûr, on peut perdre des kilos en se privant, on peut s’imposer des mesures drastiques pendant un certain temps pour « se débarrasser de la candida  »(ou d’autres choses). Mais que se passe-t’il en général  après ? Ce que je vois dans ma pratique c’est que dès que ces mesures ne sont plus observées, les problèmes reviennent au petit trot, dans certains cas au galop. Pourquoi donc ? Justement parce qu’on a simplement effleuré un peu la surface au lieu d’explorer les profondeurs.

Un exemple : Une dame avec de multiples troubles vient me voir. Il se trouve que selon son profil et ses problèmes je pense qu’il lui serait préférable de ne pas manger un yaourt à chaque repas en plus des quantités de fromage ingurgitées. Mais en creusant, je me rends compte qu’il lui était interdit au cours de son enfance de manger des yaourts. Donc en quittant la maison familiale, elle s’est mise à manger un yaourt à chaque repas et cela dure depuis 30 ans. Malgré une dizaine d’années de thérapie elle reste attachée à ses yaourts, à son histoire familiale et ne peut pas sortir de la peau de la jeune fille qui a réagi à l’époque à l’interdiction par une surconsommation de cet aliment.

Bien entendu le problème dans son cas n’est pas le yaourt lui-même, mais il se manifeste entre autres par le yaourt. Bien entendu je pourrais lui interdire de manger des yaourts, mais on répéterait alors une N-ième fois son scénario interdiction-révolte.  Je ne vois pas l’intérêt, cela ne l’avancerait en rien. Que faire alors ?

La solution : s’occuper de TOUT. Comme je le décris dans cet article, l’homme est indivisible. Quand on veut travailler sur l’alimentation, il faut aussi prendre en compte l’âme, le corps, le mode de vie et toute la personne dans sa globalité. C’est uniquement comme cela qu’on peut espérer des résultats durables, un amour de soi et une bienveillance envers soi.
Bien sûr, en cas de gros déséquilibres il faut des balises, il faut parler des détails de l’assiette, des comportements, de qualité, de préparation etc. Mais entre en parler et enfermer quelqu’un dans le cadre d’un régime strict sans personnalisation et sans écoute, il y a de la marge.

« La mesure de ce qui convient à l’homme, dans ses aliments,
elle est en l’homme ! »

Healthy-vegetarian-diet-heartdixit le Pr. Trémolières. Ce que je propose de faire avec la personne qui vient me consulter, c’est de l’aider à découvrir sa propre solution en lui enseignant à s’écouter et à respecter son corps, à être attentive à ses pensées, à ses émotions, et au lien entre un aliment donné et les manifestations. Nous avons chacun nos yaourts (chocolat, bout de pain, fruit, gâteau, mais aussi sport, alcool, tabac, cannabis, sexe etc.) et nos propres scénarios. Et chacun peut apprendre à s’écouter, à se respecter et à faire le lien entre sa relation à l’alimentation et sa vie. La relation à la nourriture est un sentier royal menant à Soi - dit Geneen Roth. Quant à moi,  plus j’avance sur cette voie au quotidien avec mes clients, plus je vois la vérité dans la vision de ces grands chercheurs que je viens de citer.

Regardez cette petite vidéo où vous entendrez le Pr. Trémolières parler de « la nutrition », un mot qu’il déteste d’ailleurs, et vous comprendrez pourquoi si vous visionnez ce petit film.

La thérapie Alimentaire en pratique

Femina_11_Zomm_Manger_Philosophie_00Je vous aide à trouver le mode alimentaire adapté à VOUS, ici et maintenant. Je vous propose des solutions pratiques pour intégrer des principes fondamentaux à votre mode de vie, à votre rythme. Je vous aide à explorer les blocages émotionnels, à apprendre à manger en conscience, je vous apprendrai comment s’observer et comprendre les signes du corps et du cœur.

Si le cœur vous en dit, vous pouvez rejoindre un groupe Eat happy, un stage Qu’est-ce qui me nourrit, une Journée manger en pleine conscience, ou encore un atelier cuisine pour plonger dans votre cuisine intérieur et découvrir votre véritable Soi.

 

Si vous êtes intéressé(e) pour connaitre votre profil alimentaire
et mieux vous connaitre à travers l’alimentation,
demandez un rendez-vous physique ou par Skype au 06 76 88 80 42.