Un regard nouveau sur la dépression – et l’histoire d’une éponge mouillée

Un regard nouveau sur la dépression – et l’histoire d’une éponge mouillée
Un regard nouveau sur la dépression – et l’histoire d’une éponge mouillée

La particularité de notre monde médical occidental est qu’il est spécialisé dans un type de maladie ou dans le fonctionnement d’un système et/ou organe en particulier. Un cardiologue s’intéresse rarement à ce qui se passe dans la tête des gens, un dermatologue ou un psychiatre ne s’occupent pas des problèmes de transit des patients et le gastro-entérologue n’a rien à faire avec les sinusites à répétitions de son patient. (Enfin, c’est ce qu’ils croient. )

Si nous nous tournons vers les médecines orientales, nous nous retrouvons dans un autre monde : on soigne la personne dans sa globalité, on oublie aucune partie ou aspect de sa vie. Pour les médecins chinois par exemple le corps et l’âme ne sont pas séparables. Ils forment un tout, et la santé de la personne est assurée par l’un ET l’autre, on s’occupe donc des deux à la fois.
Quand ma sœur m’a proposé une image pour décrire cette conception, j’étais enthousiaste, car je suis toujours preneuse d’explications simples pour imager mes propos. Elle a dit que le corps et l’âme sont semblables à une éponge mouillée : il n’y a pas une éponge d’un côté et de l’eau de l’autre. (D’ailleurs, il est assez difficile de les séparer, même si on essore l’éponge il reste de l’eau dedans).

Et pourquoi je vous raconte tout ça ? Eh bien, au vu des découvertes récentes dans le domaine de la dépression (et plus globalement dans la médecine fonctionnelle) il semble qu’il faille changer de paradigme.

Tiens, vous avez pensé par exemple que la dépression est un déséquilibre de la chimie du cerveau, en particulier un manque de sérotonine ou de dopamine ? Eh bien, figurez-vous que quand on réduit le taux de ces neurotransmetteurs, les personnes concernées ne deviennent pas dépressives. Et je continue, le taux de sérotonine n’est pas trop bas chez 75% des dépressifs. Il y en a même qui en ont trop. *

Alors qu’est-ce qui se passe chez ces gens qui souffrent de dépression, vous demandez-vous ? Il y a une hypothèse (Immuni-cytokine modèle**) qui suggère que la dépression est le symptôme d’une inflammation chronique. Cela ne signifie pas pour autant qu’il ne faille pas dénouer un deuil / un choc émotionnel par la voie de la psychothérapie, mais qu’il faut aussi prendre en compte ce qui se passe au niveau physiologique.

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Dépression et inflammation chronique

De plus en plus de recherches*** suggèrent que la dépression est le symptôme d’une inflammation chronique ou du stress oxydatif. Cette idée commence à faire son chemin, à force d’apparaitre dans de nombreuses publications. Mais la grande question est : qu’est ce qui  cause l’inflammation ? Notre mode de vie moderne est rempli de facteurs potentiellement inflammatoires. Par exemple notre alimentation. Vous n’êtes pas surpris, n’est –ce pas ? Si j’en parle c’est qu’il y a forcément un lien avec la nourriture J Donc ces facteurs peuvent être

  • une alimentation riche en sucres, en aliments transformés, raffinés, industriels, bourrés d’acides gras trans et d’additifs de toutes sortes.
  • l’état des intestins, la flore intestinale déséquilibrée, l’intestin poreux, une prolifération bactérienne dans l’intestin grêle
  • le stress quotidien, la course incessante, la surcharge de notre emploi du temps, qui fait que nous pouvons rarement prendre le temps de contempler les nuages ou encore de faire du sport.
  • le manque de sommeil, ou le sommeil de mauvaise qualité,
  • ou bien une infection, le manque de vitamine D, ou l’état de nos dents.

Comme vous le voyez, ce ne sont pas les sources possibles d’inflammation qui manquent dans notre vie quotidienne.

Le scoop

Si la dépression est le symptôme d’une inflammation chronique, alors le traitement doit s’adresser non pas à la quantité de sérotonine, mais aux causes de l’inflammation. On ne peut plus continuer à essayer de séparer l’eau de l’éponge. Il faut apprendre à travailler avec l’éponge mouillée, c’est à dire à regarder la personne dans sa totalité, dans ses habitudes, son mode de vie, sa gestion du stress. Et si je vous dis que 90% de la sérotonine est fabriquée dans les intestins, vous allez comprendre que l’alimentation et l’état des intestins ont leur mot à dire, et que cela peut peser très lourd dans la balance.

Si les recherches les plus récentes dans ce domaine vous intéressent, je vous invite à ma conférence en mars 2015 à Angers. Je présenterai le lien intestin-cerveau et ce qu’on en sait aujourd’hui. C’est un domaine encore jeune, mais il est en plein essor, il y encore tant de choses à découvrir.

Métamorphose

Métamorphose
Sculpture de Maria-Louise Bodirsky

Si vous avez besoin de remettre un peu d’ordre dans votre alimentation pour être joyeux, être plein d’énergie et rester jeune pendant longtemps, n’hésitez  pas à me consulter. Par contre, je vous préviens, je n’ai pas de baguette magique, et comme vous l’avez vu, on va toucher à tous les domaines de la vie. Ce que je peux vous promettre c’est une aventure extraordinaire à l’intérieur de vous pour vous retrouver.

Alors, êtes vous prêt(e) pour le changement
et à prendre en main votre bien-être ?

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